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Mercredi 20 décembre 3 20 /12 /Déc 01:56

Voilà, je prends l'avion aujourd'hui, la fin de mes presque 6 mois passés dans ce pays...et la fin de mon blog.

Ce qui va me manquer? Le fait que tout soit possible (cf article todo posible, nada seguro), la variété et la beauté des paysages, les bons jus de fruits naturels du marché, l'accueil qu'ils nous réservent, les salteñas, les tucumanas, l'ambiance au boulot où je peux écouter la musique que je veux et danser derrière le bar, essayer des nouveaux plats avec l'aide des cuisiniers...

En revanche, je ne vais pas regretter l'heure bolivienne, l'attente desespérée dans les transports en commun pour qu'ils partent enfin, les trottoirs occupés par les vendeurs de rues, les bus et minibus qui manquent de te renverser tout le temps, les chauffeurs de taxi qui ne connaissent pas la signification des feux rouges, le fait qu'ils n'aient pas de change...

Merci à tout ceux qui ont voyagé avec moi:
- Mael et Antoine pour le trek fantastique autour de l'Illampu et pour la visite de l'Ile Taquile
- Jeanne pour supporter la chaleur dans les missions, et se reposer dans les hamacs des patios de nos hôtels
- Michel, Christine, Karine, Olivier et Tom pour avoir écouté les secrets des pierres incas au Pérou
- FX pour notre voyage improvisé à Arequipa

...et toutes les personnes que j'ai pu rencontré pendant mon séjour, que ce soit pour une heure ou plus, c'est ça aussi la magie du voyage, rencontrer une diversité de personnes, partager une expérience avec eux, puis se quitter tout en sachant qu'on ne se verra pas...

Merci à tous ceux qui ont suivi mon blog, qui m'ont laissé des commentaires, à ceux qui ont continué à penser à moi malgré la distance et l'absence physique en m'envoyant des e-mails.

Je suis tout de même impatiente de retrouver ma famille et les amis, de voir la neige pour pouvoir aller skier (enfin, si elle vient...), d'avoir mon petit appart à Lyon (enfin, si on trouve...).

C'est un nouveau changement dans ma vie. Avant de venir, j'étais face à l'inconnu, je ne savais pas trop à quoi m'attendre, je ne regrette en rien mon choix. Si un jour quelqu'un souhaite se rendre ici, je serais ravie de pouvoir les aider.

¡Qué les vaya bien, hasta pronto!

¡Hasta luego Bolivia, te voy a extrañar...!

Par Johanna - Publié dans : La Paz
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Lundi 18 décembre 1 18 /12 /Déc 01:48

C'est le nom du groupe de musique folklorique d'un ami du boulot, Wladimir. Il est compositeur, et a un groupe de 5 personnes.

Aujourd'hui, je les ai accompagnés à La Cumbre, à 4 800 mètres d'altitude, pour filmer leur clip vidéo. Les clips de musique nationale sont tous similaires: on montre les musiciens qui font du playback, ils sont en général en costume traditionnel (en l'occurence, ils portaient un poncho orange), ensuite on les montre un par un avec le nom qui apparait sur l'écran, et voilà! Une bonne expérience...

...d'autant plus que j'ai testé un nouveau moyen de transport: le camion. A l'aller, on a voyagé sur des sacs de riz, j'avais des canetons à côté de moi qui piaillaient tout le long du trajet. Ca secoue un peu, heureusement que notre voyage n'était pas long. Au retour, on a voyagé sur un lit d'oranges des Yungas, sous la bâche pour se protéger de la pluie. Une bonne sieste... C'est un moyen de transport assez répandu parmi les boliviens car ça ne leur coute pas cher (ici, la moitié du prix du transport en bus ou minibus), mais c'est beaucoup plus long et ça secoue bien.

Par Johanna - Publié dans : La Paz
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Dimanche 17 décembre 7 17 /12 /Déc 01:43

Il est venu en Bolivie aujourd'hui, plus précisement à l'hôtel, dans le cadre d'une fête de Noël d'une entreprise pharmaceutique.

Il a aussi une barbe blanche, un habit rouge, des rennes et il est bien enflé. Il distribue des cadeaux aux enfants, il parle espagnol, et il fait "ho ho ho". En somme, pas très différent du Père Noël qu'on connait en France (j'ai pas pu prendre de photo avec lui, il était pressé...)

Ici, c'est l'été, mais on fête Noël de la même façon: il y a des décorations de sapins un peu partout, des jolies lumières, les vendeurs de rue se spécialisent dans les cadeaux "made in China", on vend des panetone partout et il y a beaucoup de pubs à la radio, c'est LE dessert de Noël par excellence. C'est difficile de s'imaginer cette fête sans le froid et la neige qui l'accompagnent en Europe, mais après tout, on est dans l'hémisphère sud, il faut s'y faire...

Par Johanna - Publié dans : La Paz
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Lundi 11 décembre 1 11 /12 /Déc 22:44

[Tout est possible, rien n'est sur - Traduction automatique pour ceux qui ne parlent pas espagnol]

Voilà une phrase qu'un touriste israelien m'a dit un jour, et je pense que c'est la phrase qui reflète le plus l'état du pays, elle me plait bien et je l'utilise pour tout.

Ici, tout parait possible. Je décide de partir demain en voyage à l'autre bout du pays, pas besoin de réserver son billet sur Internet 2 semaines en avance pour être certaine d'avoir les meilleurs prix, je passe simplement au guichet quelques heures, voire quelques minutes avant de partir, on me vend mon billet, et c'est tout, je me retrouve dans le bus, en sachant pas vraiment à quelle heure je vais arriver, mais la plupart du temps, on arrive à destination (avec quelques imprévus, cf les galères des transports en commun). Après, la question est "est-ce sur que je vais avoir de la place dans le bus, va-t-il partir à l'heure, vais-je arriver à l'heure..." (oui, parce que pour certains trajets, le chauffeur attend que son bus se remplisse, cela peut prendre beaucoup de temps selon l'heure de la journée et la destination...)

Je prends l'exemple des transports en commun car c'est le plus éloquent selon moi pour illustrer cette phrase, mais elle peut être employée pour refléter la plupart des activités ici.

Le fait que tout soit possible est dû au manque d'organisation du pays. Cela a des aspects positifs, car comme je l'ai déjà dit, pas besoin de réserver son billet en avance. Les magasins sont ouverts jusqu'à point d'heure, je peux aller chez le coiffeur un dimanche soir à 21h30 et je peux trouver quelqu'un qui accepte de me couper les cheveux; lorsque le vendeur n'a pas de monnnaie, il demande à son voisin ou s'absente 5 mn, le temps d'aller voir tous ses voisins; je peux manger un hamburger à 4heures du matin ou prendre un taxi collectif à toutes heures de la nuit, pas d'horaire pour les minibus. En revanche, comme il n'y a pas d'horaires d'ouverture pour les magasins, il se peut comme cela m'est arrivé lorsque je suis allée rendre mon costume de morenada et les tresses qu'on se pointe au magasin, il est fermé, pas d'horaire d'attention ni de numéro de téléphone, il faut juste demander au magasin voisin où est parti le gérant, quand il revient...pareil pour les stands dans la rue, parfois le vendeur s'endort ou part un petit moment, du coup c'est le voisin qui te dit le prix et avec qui tu dois négocier...

Cela a son charme, cela m'a beaucoup énervé aussi, mais je ne peux rien faire pour changer les choses, m'énerver ne sert à rien sauf à ce que la personne me regarde avec des grands yeux car elle ne comprend pas ma réaction. Nous sommes habitués à vivre dans un monde régit par des règles, qui sont la plupart du temps respectées, ici rien de tout ça, les lois sont faites pour ne pas être respectées, ou comme m'a dit un chauffeur de taxi au Pérou "En Bolivie, il n'y a pas de loi".

Par Johanna - Publié dans : La Paz
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Mercredi 6 décembre 3 06 /12 /Déc 01:35

J'ai profité de mes 2 jours de repos pour me rendre à Chulumani, un petit village à 120 km de La Paz, et 4 heures de bus sur une piste non asphaltée. Ce village se situe dans les Yungas, c'est le passage abrupte de l'Altiplano à l'Amazonie, le climat est sub-tropical, il y fait plus haud qu'à La Paz, et il y a beaucoup plus de moustiques (cf mes piqures...)

Je suis partie tôt le dimanche matin, la magie des transports en commun ici fait qu'il n'y a pas d'horaires de bus et qu'on arrive à n'importe quelle heure, en attendant que le bus se remplisse pour partir (une heure dans mon cas).

Chulumani est un village particulier sur 2 points:

- c'est l'endroit où les noirs ont émigré lorsqu'ils ont été amenés en Bolivie pour travailler dans les mines de Potosi. Mais comme ils ne pouvaient pas s'habituer à l'altitude, on les a fait venir dans les Yungas, à 1 700 mètres d'altitude, pour qu'ils travaillent dans les cocales, ou champs de coca (qui sont tojours cultivés). Du coup, ils sont restés majoritairement dans cette région de la Bolivie, et on peut voir des cholitas, des femmes avec des grosses jupes, des couvertures et des chapeaux melons, noires.

- c'est aussi l'endroit où quelques nazis ont émigrés après la seconde guerre mondiale. C'est un bon endroit pour se cacher, difficilement accessible. En plus, ils se sont retrouvés dans une maison un peu éloignée du centre, pour se concentrer sur leurs affaires et ne pas se mêler à la population locale. On dit que les petits-enfants des nazis y vivent toujours.

Je suis allée dans un hôtel qui s'apparente plus à une maison de campagne. Le gérant est mentionné dans les guides touristiques, il est vraiment super, j'ai passé l'aprèm à discuter avec lui, on a coupé les plumes de ses perroquets, et le soir ses 2 amis ont joué de la guitare....Bien sympa.

Le lendemain, je me sentie l'âme d'une aventurière: je suis partie avec l'avocat du gérant faire une promenade. La majeure partie du chemin est une route qui descend. Puis nous sommes allés voir une cascade, pour laquelle il faut passer dans la rivière. Il y a des branches qui empêchent de passer, on était avec les chaussures dans l'eau, à casser les branches, pour finalement avoir une belle récompense: une jolie cascade sous laquelle on peut se baigner. Le retour s'est effectué entre les champs de coca, les cafetiers, les orangers, et les bananiers.

Nous avons pris le bus de retour à 3 heures du matin, et aussi difficile à croire, il était rempli par les habitants des Yungas qui se rendent au marché de la coca (où la coca se vend par sac de 46 kilos à environ 800 bol le sac, soit 80 euro) pour vendre leur récolte. La culture de coca est très développée dans les Yungas, et les entreprises illégales de cocaine aussi...

Un bon changement de La Paz, pas très loin, qui m'a vraiment plu!

Par Johanna - Publié dans : La Paz
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